

75 % des Français se sont déclarés favorables à l’interdiction des corridas en France (Etude IFOP 2021 pour 30 millions d’amis). Or, la corrida demeure légale en France, sous prétexte qu’il s’agit d’une tradition locale.
De sa naissance à sa mise à mort programmée, le taureau est victime d’atroces souffrances vouées à l’affaiblir par tous les moyens. La corrida n’est en réalité que l’illusion d’un combat équitable.
Souffrent aussi dans ce spectacle morbide les chevaux de picadors, maltraités avant et pendant le spectacle. Il arrive que certains meurent durant le combat, soit d’un infarctus lié au stress, soit après avoir été éventré par des cornes…
Contre ces souffrances infligées aux animaux pour le seul plaisir de consommateurs peu nombreux et mal informés, la SPA demande l’abolition définitive de la corrida en France, dans toutes ses communes, sans exception.
En parallèle de la sensibilisation du public et des politiques, la SPA intervient en lançant une offensive judiciaire incluant de nombreuses procédures.
La SPA attaque en 2017 les acteurs de la corrida devant le juge pénal.
Le 6 novembre 2017 l’association a déposé plainte contre différents acteurs de la corrida, les toreros, les sociétés organisatrices de ces spectacles, et les municipalités qui les autorisent. Le délit de sévices graves et actes de cruauté est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. Pour la SPA, le texte pénal qui autorise en France les « courses de taureaux » doit être interprété de façon restrictive et ne peut s’appliquer aux corridas qui consistent à mettre à mort l’animal après de multiples tortures.
Des actes similaires à ceux pratiqués lors des corridas se dénomment dans la loi française « sévices graves et actes de cruauté » sur l’ensemble du territoire à l’exception d’une dizaine de départements qui bénéficient d’une dérogation pour ce spectacle macabre. Pourquoi a-t-on encore le droit de torturer à mort des animaux pour lesquels notre Code Civil reconnaît depuis janvier 2015 le caractère d’êtres vivants doués de sensibilité ? Cette exception à la cruauté est aberrante.
Nous avons obtenu une première victoire en juillet 2016 avec la radiation de la corrida du patrimoine immatériel de la France. La SPA continue son combat.
Depuis 2019, l’association continue son action juridique, par voie de citation directe, pour dénoncer cette exception dans certaines villes taurines telles que Bayonne, Dax, Nîmes, Béziers et Carcassonne. Le bilan des premières actions est le suivant : acte de cruauté reconnu, divertissement autorisé !
Aujourd’hui, la SPA continue d’interpeler les élus dont l’objectif est la réécriture de la loi pour l’abolition de la corrida en France.
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