Depuis le 1er janvier 2013, chaque abattoir doit désigner un responsable garant de la bonne application des mesures relatives au bien-être des animaux. Le personnel qui s’occupe des animaux dans le cadre de leur mise à mort doit posséder un certificat spécifique. Ce règlement exige également des fabricants de matériel d’étourdissement qu’ils fournissent des instructions relatives à l’utilisation de leurs produits et à la manière de contrôler leur efficacité et de les conserver en bon état.
Aujourd’hui, la loi, pourtant très spécifique, est très largement bafouée dans notre pays. Pour cette raison, au mois de février 2016, la SPA et un collectif d’associations de protection animale ont exigé du Gouvernement que des caméras de vidéo-surveillance soient obligatoires dans tous les abattoirs afin de contraindre employeurs et salariés à respecter les normes qui s’imposent à leur profession.
Sepuis l’article 71 de la loi EGalim prévoit dans les abattoirs, à titre expérimental et sur la base du volontariat, pour une durée de deux ans, un dispositif de contrôle par vidéo des postes de saignée et de mise à mort, visant à évaluer l’efficacité des protocoles et l’application de la réglementation du bien-être animal. Un décret du 26 avril 2019 précise les modalités de sa mise en œuvre ainsi que les conditions de son suivi et de son évaluation.
Trois abattoirs se sont d’ores et déjà portés candidats. Que dire… il nous faut collectivement maintenir la pression !



